Petite,IKEA était mon magasin préféré.Maintenant,j'aurais tendance à m'orienter vers la chicha de Lassalle et les magasins de bab's où ils vendent de BEAUX narguilés et de MAGNIFIQUES bangs.Comme quoi,les temps changent.A IKEA,ils ne font ni chichas,ni bangs.C'est la principale raison pour laquelle il ne figure plus dans mon Top 10 des lieux où j'aime le plus trainer.Deuxiemement,c'est pas vraiment à coté.Meme en métro,c'est loin.Mais LA raison,c'est que j'y vais trop,à IKEA.J'peux meme vous dire qu'apres le rayon cuisine ,ya le rayon bibliothèques,et que la premiere cuisine en exposition est dans les tons de rouge.Depuis deux mois,j'ai mon abonnement aller-retour tout les vendredis pour aller chercher un coup mon lit,une bibliothèque,le vendredi suivant,ramener la bibliothèque parce que c'est pas la bonne,la fois d'apres,il faut aller chercher un sommier pour le lit parceque sans sommier,un matelas,ca tombe.Au bout d'un moment,on est persuadé que c'est fini,IKEA.On est persuadé [ et rassuré à l'idée de ] de ne plus avoir à y aller,parce qu'on a tout l'équipement de l'appart.Erreur.Il manque le matelas.On pourrais l'prendre ailleur,nan?Nan.Parce que les lits IKEA ne supportent que les matelas IKEA,parce que ces putains de suedois à la con sont meme pas foutus d'avoir les meme mesures que tout le monde,nan,il faut que leurs matelas soient plus grands que les matelas standarts.Cool.
Je vous raconte des trucs dont vous n'avez absolument rien à foutre,eh bien que figurez vous que je m'en branle ,de votre avis.J'en ai rien à battre.Eh,c'est con.
Je me polue toute seule avec de vieilles idées à la con.Depuis longtemps,je ne cesse de me faire des illusions."Tout ira bien un jour,bientot.".Du moment ou je me suis mise à ésperer,à avoir de l'espoir,sans le savoir,c'était perdu d'avance.C'est comme ca.il y a des jours ou ca va,d'autres où ca va moins.les jours avec "moins" se multiplient empiètent un peu plus que prévu sur les jours "avec".En fait,je deviens de plus en plus compliquée et difficile.de plus en plus souvent,je procède à une remise en question,sans raison apparente.Parce que les raisons,elles sont dans ma tete.Elles sont dues principalement à tout ces sentiments et ces idées que je ne sais pas où mettre.J'en évacue la plupart en écrivant,mais il y en a beaucoup qui demeurent "coincées.C'est surement ce qui fait que beaucoup de gens me trouvent différentes et marginale.Et ça,depuis toute petite.Déjà en maternelle,j'étais une sans-amis.Toutes les petites filles "normales" jouaient à la marelle.Pas moi.J'aurais tres bien pu etre commes les garcons "normaux",qui collectionnaient les cartes Pokemon.Meme pas.Je cultivait une sorte de solitide,je me renfermais sur moi meme.je passais els récréations à me parler interieurement,sans préter attention aux autres,memes aux bonnes ames qui me proposaient d'aller jouer sur le tobogan.Je méprisait mon entourage,les enfants comme les adultes.Lorsque les maitresses m'interrogeaient,je me contentais d'ouvrir de grands yeux,l'air de dire" tu me prends vraiment pour une conne?".Tout me paraissait si évdient et à la fois si compliqué...la seule personne envers qui j'éprouvais tout,sauf du mépris,était ma mere.La facon qu'elle avait de me délaisser sans raison apparente,les critiques qu'elles me faisait sans cesse,le fait qu'elle ne prenne jamais ma défense,tou celà me fascinait.Ma mère était hors-normes.C'était la meilleure,la seule à me considérer comme ce que j'étais vraiment,une sous merde.Je me représentais ma mère comme une divintée,mon père comme le diable et moi,comme leurs serviteur.J'étais aux pieds de ma mère.Je buvais chacune de ses paroles.Je considérais que le fait qu'elle me rejette systématiquement lorsque je tentais de me blottir dans ses bras comme la preuve qu'elle m'étais vraiment supérieure,que je n'atteindrais jamais son niveau de perfectiopn.Ma mère était mon modèle,qui me semblait inimitable.Il aurait été blasphmatoire d'essayer de reproduire les différents gestes de ma mère.Ma mère était l'unique personne envers qui j'éprouvais de l'amour.
A la naissance de mon frère,j'ai compris que je ne pouvais pas aimer quelqun qui ne m'aimais pas et n'avais aucune considération pour moi.Je me suis donc mis à hair ma mere de toutes mes forces.C'est à ce moment là que j'ai commencé à ne pas aller bien.Il me fallait aimer quelqun,celà me semblait indispensable et impossible.Jamais je ne pourrais aimer quelqun de moins parfait que ma mère.C'est pourquoi je decidai de m'aimer moi meme.Mais pour celà,il fallait que j'atteigne le degrés de perfection de ma mère.Je me mis à ne plus manger.Les mois passaient,les kilos tombaient,les sentiments avec.Je m'autodétruisait sans en avoir conscience.J'étais à la fois dégoutée à la vue de mon propre corps et fascinée parce que je devennais : chaque mois,on voyait un peu plus mes os.Je trouvais ca magnifique.Je considérais le fait de ne plus manger comme la plus grande preuve de courage qui existait au monde.Je me trouvais merveilleuse,exceptoinelle.Je m'idolatrais.A à peine 8 ans,j'étais déjà anorexique.La suite se révela désastreuse.
Apres un "rapide" passage au centre spécialisé dans les TCA à Marseille,loin de ma "famille",loin de tout,les mois et les années passaient dans une famille où il y avait mon père,ma mère,mon frère.J'étais indésirée,j'étais donc de coté.Je haissais ma mere de plus en plus et au fur et à mesure que ma haine envers elle croissait,mon pere devenait,à son tour,un pauvre alcoolo qui ne méritais que d'étre détesté.Au fond de moi,je me considérai comme n'ayant plus de parents.Mais la réalité était autre.Le discour qu'il avaient devant leurs amis,les miens,mes profs...Et celui qu'ils adoptaient devant moi était aux antipodes.Ainsi,pour quiquonque était extérieur,j'étais une petite fille aimée de ses parents,à qui on ne refusait pas grand chose et sur qui on ne leverais jamais la main ou la voix...Mais dans la vraie vie,j'étais une fille indésirée qui faisait un excellent défouloir pour les papas bourrés.Ca n'a pas changé.Apres plusieurs tentatives de suicide ratées,je me suis dis que si il fallait que je vive ,je vivrais jusqu'au bout,sans me plaindre,sans rien changer.